Monter automatiquement une partition NTFS sous Linux (Debian)

26 Mar
  • Monter une partition NTFS sous GNOME

Dans mon ordinateur se trouve un disque dur physique divisé en cinq partitions :

– Partition primaire en NTFS avec système d’exploitation Windows 10 (technical preview)
– Partition primaire en NTFS réservée au système Windows 10
– Partition étendue contenant une partition logique en EXT4 pour le système               d’exploitation Linux (Debian) et une autre partition logique pour le swap.
– Partition primaire en NTFS pour le stockage

Avec cette configuration, je peux facilement partager des documents entre Windows et Linux grâce à la partition dédiée au stockage, accessible par les deux systèmes.

Lors d’un démarrage sous Windows, la partition stockage est immédiatement reconnue et exploitable car elle est en NTFS (système de fichiers Windows) alors que sous Linux, la partition est reconnue mais pas automatiquement exploitable. Il faut la « monter » pour pouvoir accéder ou transférer des données.

Avec l’interface GNOME, vous pouvez le faire très facilement en cliquant sur le système de fichiers réservé pour le stockage. Dans cet exemple, le système est celui de 74Go, les deux autres sont les partitions Windows (elles ne sont pas montées au démarrage de la machine, étant également en format NTFS)

capture 1

Il suffit d’indiquer le mot de passe root , ainsi la partition NTFS est montée et vous avez accès à vos données.

L’inconvénient est qu’à chaque redémarrage de votre machine, il faudra répéter la manipulation. Ceci peut être problématique si vous avez, par exemple, un programme qui se lance au démarrage sur cette partition. Il ne pourra pas s’exécuter étant donné que la partition n’est pas montée.

  • Monter la partition automatiquement au démarrage

La partition que je souhaite monter est en NTFS. Le pilote ntfs-3g permet d’utiliser mon disque. S’il n’est pas disponible, il suffit de l’installer en ouvrant le terminal et de taper la commande suivante en root :

root@nomdevotremachine:/# apt-get install ntfs-3g

Linux considérant la partition comme un fichier, il faut créer un dossier dans lequel je monterai ma partition et qui m’assure un chemin identique à chaque montage. Pour çela, je crée un dossier STOCKAGE (le nom que je donne à ma partition) dans /media/ à l’aide de la commande :

root@nomdevotremachine:/# mkdir /media/STOCKAGE

Afin de faire comprendre au système quelle partition monter, il faut l’identifier. Pour faire cela, il faut taper la commande blkid.

root@nomdevotremachine:/# blkid
/dev/sda5: UUID="f285a539-04b3-411f-90de-fb0aa271a875" TYPE="swap"/dev/sda1: LABEL="RM-CM-)servM-CM-) au systM-CM-(me" UUID="F4E2653DE2650568" TYPE="ntfs" 
/dev/sda2: UUID="E646684449681817" TYPE="ntfs" 
/dev/sda6: UUID="7223AD5F5C3BH107" TYPE="ntfs" 
/dev/sda3: UUID="794625ed-a3bc-4861-9953-341ca7909b12" TYPE="ext4"

Ce qui nous intéresse ici est l’UUID (universally unique identifier), il permet d’identifier chaque disque ou partition du système. Celle qui nous intéresse est la suivante :

 /dev/sda6: UUID="7223AD5F5C3BH107" TYPE="ntfs"

Maintenant que nous avons créé le dossier STOCKAGE et récupéré l’UUID de la partition , on va éditer le fichier /etc/fstab. Pour cela, il faut ouvrir un éditeur de type nano ou vim.
Dans un terminal en root :

root@nomdevotremachine:/# nano /etc/fstab

le résultat :

/etc/fstab: static file system information.

#
# Use ‘blkid’ to print the universally unique identifier for a
# device; this may be used with UUID= as a more robust way to name devices
# that works even if disks are added and removed. See fstab(5).
#
# <file system> <mount point> <type> <options> <dump> <pass>
# / was on /dev/sda3 during installation
UUID=794625ed-a3bc-4861-9953-341ca7909b12 / ext4 errors=remount-ro 0 1
# swap was on /dev/sda5 during installation
UUID=f285a539-04b3-411f-90de-fb0aa271a875 none swap sw 0 0
/dev/sr0 /media/cdrom0 udf,iso9660 user,noauto 0 0

A la suite, on indique :

# montage automatique partition stockage
UUID=7223AD5F5C3BH107 /media/STOCKAGE ntfs-3g defaults 0 2

Le # permet d’annoter la ligne ajoutée. (Cette ligne est purement informative)

On enregistre les modifications en faisant ctrl + O puis on quitte l’éditeur nano avec ctrl+X. Pour finir, on redémarre le système.

Voilà ce que l’on voit au redémarrage :

capture 2

La partition est bien montée et opérationnelle !

 

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